Boucle Monestier-de Clermont -col de Fraisse – Belvédère de la Roche – Treffort
3 mai 2026Séjour à Châtillon-en-Diois
Nane, jamais à cours d’idée pour des projets de randonnées, avait pensé à un séjour à Châtillon-en-Diois en disant que c’était un endroit qui méritait d’être découvert plus à fond sur plusieurs jours. Elle avait bien raison ! Nous avons pu pendant ces 4 jours explorer avec délice la vallée de Baïn juste au-dessus de Chatillon, le cirque d’Archiane, la vallée de Bonneval et les gorges du Gât. Et, cerise sur le gâteau, avec une météo plus clémente qu’annoncée.
Nous étions en petit comité – 8 au camping et 10 en tout – et avons beaucoup pensé pendant ces 4 jours à Michel et Anne-Marie qui n’ont pas pu se joindre à nous.
Dimanche 10 mai : Le circuit de Baïn
« Il pleut, il ne pleut pas ». Après de nombreux échanges entre participants, l’ensemble du groupe décide de décaler l’heure du départ, du fait d’une météo peu engageante.
À 11 h, les six randonneuses du jour partent de Vizille direction Châtillon-en-Diois. Le col de Menée est fermé, nous passons donc par le col de Grimone, quelques kilomètres en plus, mais rien de grave, nous sommes en voiture et les gorges sont très belles.
Arrivées à Châtillon, l’impressionnante montée d’escaliers pour rejoindre le centre du village nous permet une bonne mise en jambe. Nous commençons la randonnée à 13 h environ. Un large chemin nous amène jusqu’à une intersection où les panneaux indiquent le col de Caux des deux côtés, puisqu’il s’agit d’un circuit. Nous prenons le sentier de gauche et traversons le torrent. Au bord de l’eau, l’emplacement étant très accueillant, nous nous restaurons avant d’attaquer la montée. Le sentier est assez régulier, en virage avec tout de même quelques bons raidillons. La forêt de pins, de hêtres, de chênes, les genêts, le thym, les fleurs de toute sorte (je ne fais pas de botanique, désolée) sont là pour nous encourager Nous avons une belle vue sur la vallée et apercevons notre camping au loin. Nous arrivons sans encombre au Pié de Bœuf (1147 m) où l’on peut admirer l’environnement mais la vue n’est pas très performante ce jour. Il est 16 h, le temps est incertain, nous ne ferons pas la boucle prévue et reprenons le même itinéraire. En cours de route, une variante est possible, mais après réflexion, nous choisissons la sagesse et assurons une arrivée au camping dans les délais.
De retour à Châtillon, nous reprenons les voitures pour rejoindre le camping situé à 3 km environ. Depuis la vallée on peut voir le Pié de Bœuf, il est haut et nous y étions…600 m de dénivelé 10 km environ. Pas mal pour une première demi-journée !
Au camping nous retrouvons Maryse et Jean-Pierre déjà installés. Les trois mobil-homes sont côte à côte, au bord du lac bleu. Nous organisons le repas du soir dans celui du milieu et nous nous retrouvons tous les huit pour manger, boire et chanter, entraînés par Maryse, en pleine forme en chef de chœur.
En résumé une super journée à laquelle ont participé un groupe féminin pour la randonnée : Cécile, le guide, Martine, Danielle, Isabelle, Marie-Odile et Agnès le scribe du jour.
Agnès
Lundi 11 mai : Le cirque d’Archiane
Aujourd’hui le groupe des randonneuses s’est séparé en deux mais avec des retrouvailles à Archiane en début d’après-midi pour prendre un verre.
Le sentier des Vautours
Nous avons parcouru en boucle, ce sentier de 4/5 km dominé par les très impressionnantes falaises du cirque d’Archiane, lieu privilégié des vautours dans le Vercors. Nous sommes parties du parking à 200 m avant le hameau d’Archiane. Après avoir traversé le petit hameau, nous avons emprunté une piste qui devient vite un sentier qui monte bien.
À 500 m, nous laissons le GR93 qui part vers le nord en direction des hauts plateaux du Vercors, pour rejoindre le belvédère du circuit. Nous sommes montées au milieu des buis et des acacias à fleurs de couleur jaune. Longue et agréable pause au belvédère (1070 m) pour observer 3 vautours qui tournent autour des falaises calcaires, verticales aux cavités et vires qui abritent les nids des vautours.
Nous reprenons le sentier en pente plus douce qui traverse une belle hêtraie pour arriver au lieu-dit La Pédane au fond du cirque, au pied des falaises. Petit aller/retour jusqu’à « la lunette » mais la lunette a disparu ! Nous regrettons de ne pas avoi pris les jumelles.
Heureusement, comme au départ et le long du parcours il y a de nombreux panneaux d’information. Celui de la Lunette, en forme de roue décrit les étapes de la vie jusqu’à l’envol de chacune des 4 espèces de vautours qui fréquentent les lieux, leur cycle de vie est spécifique :
– Le vautour Pecnoptère, le plus petit, a un cycle reproducteur court adapté à son comportement migratoire.
– À l’opposé, le Gypaète barbu a un temps d’apprentissage très long dû à la spécificité de son alimentation (il casse les os en les lâchant en plein vol).
– Le vautour Moine est le plus grand des vautours.
– Les vautours Fauve sont les plus nombreux.
Ils ont été introduits dans les années 1990, à l’exception du Pecnoptère dont le retour a été spontané grâce à la présence des autres vautours.
Après avoir pique-niqué sur place dans ce cadre grandiose, nous avons emprunté le sentier de descente puis la piste pour rejoindre le hameau d’Archiane et retrouver les 4 autres randonneuses au refuge d’Archiane.
Marie-Odile et Isabelle
Le grand tour du cirque d’Archiane
Nous sommes 4 – Martine, Danielle, Agnès et moi – au départ de cette longue rando imaginée en deux temps à cause des prévisions météo bien pluvieuses : nous avions prévu de retrouver Marie-Odile et Isabelle à Archiane à la moitié de notre rando afin de faire un point météo avant d’envisager la suite.
Nous sommes parties de Menée, très joli village sur la route du col éponyme à 6 km de Châtillon-sur-Diois et avons suivi un sentier qui grimpe régulièrement et qui nous mène à un autre hameau magnifique, Benevise. Lieu de pèlerinage pour quelques randonneuses car l’Alpes-Club avait organisé il y a plusieurs années un séjour au gîte, toujours là, et qui donne bien envie d’y passer quelques jours. Nous sommes déjà en altitude et entrons dans le cirque d’Archiane par un beau sentier qui monte gentiment. À un embranchement nous prenons le sentier à droite qui mène au belvédère d’Archiane par un long cheminement ascendant de près de 2 km et 150 m de D+. C’est une montée tranquille qui offre déjà des vues magnifiques sur le cirque. Nous voici arrivées au belvédère et la vue est saisissante. À 1160 m d’altitude nous sommes bien au-dessus du petit village d’Archiane (760 m) qui paraît minuscule dans cette immensité. Nous pique-niquons au soleil, seules au monde, entre ciel et terre.
Nous reprenons le même chemin à la descente qui nous amène à un croisement. Nous empruntons alors le chemin qui descend pour nous amener directement à Archiane où nous retrouvons Isabelle et Marie-Odile. Nous nous installons à la terrasse du refuge pour prendre un pot. Ce refuge, géré par une association et tenu par 25 gardiens et gardiennes bénévoles qui se succèdent au fil des semaines d’avril à novembre, est bien sympathique et son bar encore plus – Danielle pourra vous parler de la bière locale, « Après l’orage », brassée à Die ! Après un point météo nous décidons de terminer notre tour du cirque pour revenir à Menée par l’autre rive. Isabelle et Marie-Odile rentrent à Chatillon et en profitent pour visiter la vielle ville.
Nous attaquons alors une bonne montée de 300 m de D+ mais sur un sentier toujours aussi agréable, puis nous cheminons tranquillement à flanc de montagne avant d’attaquer la longue descente de 300 m de D- qui nous ramène à Menée et qui se révèle beaucoup plus agréable que prévue car le début se fait sur un sentier en très longs lacets sous les pins – on a l’impression de marcher sur de la moquette. La pente se raidit à la fin mais nous sommes arrivées, très satisfaites de cette belle découverte. Finalement la météo a été relativement clémente. Les quelques gouttes de pluie ne nous ont pas empêché de faire ce grand tour de 18 km et près de 1000 m de D+
Cécile
Mardi 12 mai : journée à Bonneval organisée par Yvon avec une randonnée au col de Vaunières jusque sous le sommet de Quigouret
À 9 h 30 les campeurs de Châtillon nous ont rejoint à Bonneval (en Diois) et après un café où un thé, nous avons avancé encore un peu dans le fond de vallée, jusqu’au parking de Souvestrières. Bien accompagné par Agnès, Cécile, Danièle, Isabelle, Marie-Odile, Martine et Piouche, je (Yvon) suis le seul gars. Le beau temps revient mais avec une bise bien fraîche et des nuages qui filent en s’effilochant au sud du col de La Croix Haute. Nous commençons doucement par la piste puis par un joli sentier sous les hêtres et quelques mélèzes qui nous amène au col de Vaunières en moins d’une heure trente. Après une petite pause autour d’une rosace donnant directions et distances de nombre de capitales des cinq continents nous prenons plein sud sur la crête qui sépare Drôme et Hautes Alpes. Quand nous arrivons dans l’alpage, la Pare et la Toussière dévoilent leurs belles falaises et le regard porte déjà loin, jusqu’au Vercors, aux Trois Becs, au Ventoux et au Dévoluy encore bien noyé dans les nuages. Après le pique-nique au soleil, un petit raidillon de 100 m laissera quelques souvenirs mais tout le monde est content d’avoir bien rejoint le point culminant de la journée à 1686 m, bien venté, un peu sous le sommet de Quigouret. La descente inclut traversée d’une zone marécageuse et plusieurs passages à gué mais en 6 h nous bouclons nos 9,5 km et 700 m de dénivelés. Nous retrouvons Jean-Pierre et Maryse qui nous attendent déjà à Bonneval. Le goûter se prolonge et après une petite visite du chantier et de l’église nous partageons un dîner bien chaleureux. Un radiateur percé sur la voiture de Martine à l’arrivée au camping ne gâchera pas cette bonne journée, les assurances prennent tout en charge et organisent le retour à Grenoble en taxi.
Yvon
Mercredi 13 mai : Les hameaux ruinés de Creyers
Nous avions prévu aujourd’hui de monter au sommet du Jocou, mais nous abandonnons ce projet puisque Martine et ses covoitureuses, Agnès et Danielle, doivent repartir plus tôt, n’ayant plus de voiture. Nous restons donc à 3 – Marie-Odile, Isabelle et moi – et décidons de faire une randonnée plus courte sur la route du retour à la découverte des ruines des hameaux de l’ancienne commune de Creyers (aujourd’hui incluse à celle de Treschenu-Creyers) qui démarre à l’entrée des gorges du Gât sur la route du col de Grimone.
Notre randonnée commence par une montée agréable en lacets dans un sous-bois de pins sylvestres, de chênes et de hêtres avec des vues saisissantes sur les falaises des gorges. Nous arrivons alors à une piste et la vue se dégage. Nous commençons à chercher les ruines du premier hameau, Le Serre, que nous trouvons plus loin que nous le pensions. Ces ruines sont maintenant bien gagnées par la végétation mais on peut encore imaginer l’habitat malheureusement abandonné au fil du temps à cause de l’isolement. Ces hameaux ont encore moins pu résister à l’exode rural que d’autres à cause de l’altitude (1 100 m) mais aussi de l’isolement des voies de communication. Seul le hameau de l’Église, que nous attendrons après un long cheminement sur une belle piste forestière a bénéficié de restauration par des Chantiers de jeunesse pendant la Seconde Guerre mondiale, mais a été de nouveau abandonné depuis. La végétation est maintenant reine mais les vestiges laissent imaginer la vie agricole qui existait par le passé. Nous quittons la piste forestière au hameau de l’Église pour reprendre un sentier qui nous ramène par un joli cheminement en sous-bois à notre point de départ après une boucle de 8,5 km et de 560 m de D+
Nous reprenons la voiture pour rentrer tranquillement à Vizille étant dans le bon sens de circulation en cette veille de long week-end de l’Ascension. Il fallait mieux remonter vers le Nord que descendre vers le Sud en milieu d’après-midi mercredi !
Cécile
Lien pour les photos : https://photos.app.goo.gl/PB6DekdvA3DHPbi39


