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16 juillet 2025Le plateau d’Emparis
Le point de rendez-vous était fixé à Vizille pour 8 h. Après 1 h 10 de route, nous sommes arrivés au petit village du Chazelet. À notre arrivée, le nombre important de voitures garées aux abords du village nous a surpris : il est vrai que la randonnée fait partie des grands classiques. Une fois stationnés, nous sommes descendus jusqu’au téléski, puis nous avons débuté la montée par la piste. Rapidement, le sentier en lacets, appelé chemin des Mulets a pris le relais.
Bientôt nous avons débouché sur le plateau d’Emparis, réputé pour offrir l’un des panoramas les plus spectaculaires des Alpes françaises : de magnifiques vues sur la Meije, ce sommet emblématiques des Écrins qui culmine à 2983 m. Pour l’anecdote, son nom provient de l’occitan meija, qui veut dire « milieu », « midi », car depuis la Grave, le soleil passe au-dessus du sommet à midi. La Meije fut le dernier grand sommet des Alpes a être gravi en 1877, par Pierre Gaspard, un guide local accompagné de son client.
La montée est devenue plus douce à l’approche des 2050 m d’altitude. Les jumelles de Christian, nous ont permis d’observer et suivre plusieurs cordées sur les glaciers. La randonnée s’est ensuite poursuivie par une longue traversée sous les pentes du Serre Bernard.
Tout au long du chemin, nous avons croisé de nombreux randonneurs, venus profiter de la beauté du site, des lacs et de la renommée du GR54. Beaucoup de jeunes bivouaquaient dans le secteur. Arrivés au lieu-dit le Souchet, nous avons bifurqué à gauche pour atteindre le premier lac de notre boucle, le lac Lérié. Après une courte montée supplémentaire, le second lac, le lac Noir s’est dévoilé à nous : très différent du premier, un peu en retrait, mais lui aussi offrant de superbes vues sur la Meije.
Le pique-nique a été pris à l’abri du vent, au bord du lac. Mais comme les nuages se faisaient menaçants sur tous les sommets, la montagne s’est peu à peu vidée. Nous avons pris le chemin du retour, espérant rejoindre la voiture sans nous faire prendre par la pluie.
Petit clin d’œil à l’histoire locale : Le Chazelet comptait près de 400 habitants au siècle dernier, contre une quarantaine aujourd’hui. Ici, aucun chalet en bois, le bois est rare dans les hauts alpages, hormis les « chambres » sortent de mazots. Il y en aurait une dizaine dans le village. Une tradition perdure cependant : deux fois par an, en été et en automne, on cuit le pain noir au four communal, moment de partage convivial entre habitants (les chizartons).
Quelques petites gouttes de pluie, à l’arrivée à la voiture et nous nous sommes arrêtés à La Grave pour prendre le pot de fin de course.
M’ont accompagné dans cette randonnée : Agnès C. – Babeth – Christian et Danielle
Voici le lien pour les photos : https://photos.app.goo.gl/oPzJwt3hgfdKkPtn6
Anne


